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Christian Mistral

Christian Mistral

Christian Mistral est né à Montréal en 1964. Après une année d'études au Collège Mont-Saint-Louis et un bref passage en Lettres au Collège Rosemont, il quitte les bancs d’école pour se consacrer pleinement à l’écriture. À 23 ans, son roman Vamp est publié aux Éditions Québec/Amérique et fait l’effet d’une bombe dans le milieu littéraire. Mistral écrit ensuite trois autres romans qui s’inscriront dans le cycle VORTEX VIOLET: Vautour (1991), Valium  (2000) et Vacuum (2003).

Christian Mistral est également l’auteur d’un scénario intitulé Julien Vago (XYZ, 1993) et d’un poème nommé Fatalis (XYZ, 1992), en plus d’être parolier, notamment, pour Dan Bigras.

Son plus récent roman, Léon, Coco et Mulligan a été publié en 2007.

Presse

À propos de Léon, Coco et Mulligan

Court dans sa forme, mais dense dans les émotions et les thèmes qu’il aborde -création, amitié, ambition-, ce roman dans lequel l’auteur délaisse le «je» confirme l’immense sensibilité de Christian Mistral, sa capacité à faire surgir de la saleté du béton et du macadam des êtres attachants, vrais.
Valérie Gaudreau, Le Soleil

Léon et  Coco, Coco et Léon. Deux amis qu’il est impossible d’inventer. On les trouve, au hasard des rues, et l’on finit par en trouver les visages dans une mosaïque formée par tous les fragments qui les composent, des lectures de jeunesse aux passions dominantes d’une vie. C’est le nouveau Mistral, qui, tel un fort vent surgissant des côtes provençales, vient souffler sur nous sa musique si particulière, faite d’amitiés féroces et infaillibles, de beuveries immémoriales et d’avancées fantomatiques dans un néant fait d’ambition démesurée, d’amour amer, de poésie volubile.
Maxime Catelier, Ici

Il fait bon retrouver l’écriture si précise de Mistral -plus précise que jamais, semble-t-il, plus économe en tout cas. Comme toujours, un certain lyrisme est au rendez-vous, une poésie même, mais l’ampoulé ou la fioriture n’ont leur place nulle part.
Tristan Malavoy-Racine, Voir

Le grand Mistral à la prose exubérante fait un retour inattendu avec un roman court à la troisième personne, une ode au carré Saint-Louis, à Nelligan et l’amitié masculine. Léon et Coco forment  un couple improbable de marginaux, tendres vagabonds à l’avenir incertain. L’un est écrivain, l’autre schizophrène, mais un secret troublant se cache derrière ce duo de paumés attachants.
Elsa Pépin, Ici

À propos de Vamp

Son premier roman, Vamp publié aux éditions Québec/Amérique en mars 1988, est tombé dans la mare tranquille de notre littérature comme un pavé de 350 pages. «Bombe à retardement ou pétard mouillé ?» se demandait alors Réginald Martel dans La Presse, affirmant tout de même que «jamais ici un auteur aussi jeune n’aura à ce point bousculé la sérénité rassurante de notre paysage littéraire» et allant jusqu’à dire que ce roman, «même s’il était le coup de génie d’un auteur désormais muet, restera le document incontournable de la saison littéraire 1988-1989.»
La bombe Vamp fit d’autant plus d’effet que celui qui l’avait larguée avait à peine 23 ans et ne se gênait pas pour jeter sa jeunesse -et son goût prononcé pour l’alcool- à la face du monde, ni pour cracher sur les babyboomers au nom de sa propre génération, la génération vamp. «Une génération femme fatale qui séduit et terrorise en même temps, la première dans l’histoire du monde qui ne rêve pas de le changer», ironisait Mistral, verre à la main et feutre mou cyniquement rabattu sur l’œil, superbement digne de ses héros Henry Miller et Bukowski.
Sylvie Dupont, Elle Québec

À propos de Vautour

C’est une œuvre forte, émouvante, rythmée, d’un dépouillement exemplaire pour un auteur qui s’est fait connaître en en mettant plein la vue à ses lecteurs. […] Mistral a le don de tirer du chaos de la vie, la vraie, cette misère des non-parvenus, ce magma que d’autres jugeraient fangeux, des éclats de pûreté, de beauté, de vérité. Son texte atteint parfois à la poésie. Son style, s’il se pare de mots rares, devient flamboyant, élève le niveau d’un cran. La langue tout à coup permet de transcender, transfigurer, augmenter cette réalité si moche trop souvent
Raymond Bertin, Guide Mont-Royal

Connaissant le caractère éclaté ou volontiers épars des ouvrages antérieurs de Christian Mistral, Vautour étonne par sa construction élaborée et sa fine prose s’attardant aux détails et cherchant à aller au bout des tunnels émotifs qu’elle emprunte. Étonnamment, l’auteur fait même preuve de pudeur, surtout lorsqu’il décrit avec tendresse le héros déchu du roman (Vautour), en guise d’ovation après sa mort. Aussi admet-il en cours de route que ce qu’il entreprend s’avère impossible à terminer, impossible à décrire, tenant compte qu’il ne pourra jamais véritablement saisir l’essence de la mort de son colocataire. Voilà la raison pour laquelle il procède par flashes, par de courts épisodes intermittents.
Vautour pourra-t-on dire, s’impose d’emblée comme un très bon roman qui mérite aisément un éloge pour sa franchise, son entreprise casse-cou, à savoir aller au cœur de la mort, et sa poignante description de son protagoniste, véritable prototype du rêveur aveuglé qui va au bout de ses phantasmes.
Maurice Segura, Continuum

À propos de Valium

Le propos n’a rien de neuf en soi. Ce qui frappe, c’est la plume de Mistral. Extraordinairement foisonnante, précise, évocatrice, elle séduit par son rythme (cinquante courts chapitres) et sa licence tant poétique que morale. Généreuse, elle va dans tous les sens, passant par le scénario, la poésie et d’incendiaires lettres d’amour. L’exubérance du vocabulaire, que l’on doit beaucoup à la présence de Léo Véga, un personnage haut en couleur que l’auteur nous rend plus qu’attachant, est proprement démentielle.
Ce roman crée chez le lecteur un état d’empressement, plein de zèle à goûter chaque saveur, et un feu dévorant, qui veut à la fois ralentir et accélérer le rythme. On lit Valium avec la promesse d’y revenir. On l’aime parce qu’il a le génie de nous rendre plus vivant.
Guylaine Hébert, Visages

Avec ce troisième morceau (après Vamp en 1988 et Vautour en 1990) du cycle en V, qu’il a appelé Vortex violet, Mistral fait la démonstration qu’il sait des choses essentielles quand on fait métier d’écrire. Dix ans pendant lesquels il promettait ce roman mais ne le livrait pas. Dix ans de plages d’emprisonnement, de remords, de solitude, d’amitiés, de beuveries : l’homme a certainement accumulé de la matière. Je ne sais pas pourquoi si ce que Mistral dit de Mistral et compagnie dans Valium est vrai ou faux. On aimerait qu’il en ait inventé de gros bouts ; surtout les dernières pages, alors que le titre nous livre enfin, dans toute son horreur, sa raison d’être. Une chose est certaine : Christian Mistral mime ici à la perfection ce que seraient les confidences d’un homme qui, n’ayant rien à perdre et rien à prouver, et n’ayant même pas à dessein de s’autoanalyser avec l’écriture, serait néanmoins soumis à l’urgence de mettre en mots son existence. De lui donner, en trois cent pages, un semblant d’ordre, un début, un milieu, une fin, mille petites preuves qu’il est et que d’autres ont été avec lui. Une réussite ? Autre chose : un livre-massue, un roman qui ne se contente pas de bouleverser, mais qui use d’une écriture brillante et d’émotions chiennes pour se faire dévastateur.
Julie Sergent, Voir
 


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