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Daniel D. Jacques

Daniel D. Jacques

Daniel D. Jacques enseigne la philosophie au collège François-Xavier-Garneau (Québec). Il a étudié à l’Université de Montréal (Ph. D) avant d’entreprendre des recherches postdoctorales à l’Université de Chicago et au Centre de recherches politiques Raymond Aron (EHESS). Il est membre fondateur de la revue Argument (PUL). Il a reçu le prix Victor-Barbeau (1999), décerné par l'Académie des lettres du Québec, pour son ouvrage, Nationalité et modernité (Boréal, 1998). Il est aussi l’auteur de La révolution technique (2002) et de La Fatigue politique du Québec français (2008).

Presse

À propos de La Fatigue politique du Québec français

Philosophe de haut vol, Daniel D. Jacques appartient à cette catégorie d’intellectuels québécois qui réfléchissent à la destinée de notre nation avec la gravité qui sied à une telle entreprise.
Louis Cornellier, Le Devoir

À propos de La Révolution technique, Essai sur le devoir d’humanité

Méticuleux, le philosophe ne s’épargne aucun détour afin de retracer la généalogie du moderne fasciné par la technique. Il s’avère donc impossible, en quelques lignes, de rendre justice à son imposant travail de réflexion, parfois difficile à suivre au demeurant compte tenu des accélérations subites de la pensée qui font suite à de longs développements secondaires. […]
À la fois grave et élégant, exigeant et courageux (son plaidoyer en faveur d’une renaissance humaniste, parce qu’il trouve sa rigueur en dehors de la logique scientifique dominante dans plusieurs milieux savants, risque la disqualification hâtive), cet «essai sur le devoir de l’humanité» offre un vibrant contrepoids humaniste à la fascination pour la technoscience qui nous guette, sans pour cela manquer à son devoir de nuance.
Louis Cornellier, Le devoir

À propos de Nationalité et modernité

Catalogue argumenté des conceptions qui ont vu le jour depuis l’avènement de la modernité et des conséquences politiques qui découlent de ces postures philosophiques, Nationalité et modernité est l’œuvre d’un penseur qui se réclame de la tradition libérale dans sa version la plus nuancée. […]
Ceux qui se targuent de réfléchir avec intelligence à la question de la définition d’un projet politique moderne en mesure de combler les attentes des hommes aujourd’hui devraient se faire un devoir moral de lire ce livre inspirant. Il contient une somme de travail admirable, colossale, comme on en rencontre rarement dans l’univers de l’essai québécois. Pour cela, Daniel Jacques mérite d’être salué. Et lu, surtout.
Louis Cornelier, Le Devoir
 
Daniel Jacques, auquel on devait déjà une fascinante étude sur Tocqueville, élargit sa réflexion et porte un regard proprement philosophique sur la nation. Il passa en revue les penseurs auxquels on doit, consciemment ou non, valeurs, structures et évidences d’aujourd’hui. Locke, Hobbes, Rousseau, Constant, Kant, Nietzsche, Tocqueville assurément, tous témoignent. Clairement, synthétiquement, avec sens. Au fil des années et des siècles, deux politiques se précisent, puis s’opposent : l’une dite de Conquête, l’autre de Concorde. La deuxième, en dépassant le stade guerrier, entend rendre la communauté politique acceptable et significative pour tous. C’est elle qui, malgré les aléas du parcours, persiste à croire la réconciliation possible entre l’enracinement de chacun, à l’intérieur d’une «clôture», et l’ouverture moderne sur la citoyenneté et l’universel. Elle, toujours elle, construit un esprit politique qui répudie avec une égale vigueur «le nationalisme belliqueux et le cosmopolitisme naïf».
Daniel Jacques manie avec élégance et doigté des concepts explosifs. Il n’a que faire d’une rectitude politique qui, récemment encore, jetait l’anathème sur toutes les incarnations du nationalisme. Il substitue d’ailleurs, pour accroître la sérénité du débat, le terme de nationalité à celui de nationalisme. Il n’en réussit que mieux à redonner à la nationalité le droit de paver elle aussi la vois à la modernité.
Laurent Laplante, Nuit Blanche

À propos de Tocqueville et la modernité

Avec «Tocqueville et la modernité, Daniel Jacques nous montre que, pour être le paradis de l’affirmation individuelle de soi, les bonnes intentions égalitaires, dont sont pavées les démocraties contemporaines, les condamnent peut-être à l’enfer du conformisme. À l’heure du «politically correct», c’est dire l’actualité de l’ouvrage !
Pierre Monette, Voir


À propos de Les Humanités passagères

J’avoue que la première phrase m’a fait tiquer, qui annonce que la vie se déploie dans un «territoire de sens délimité par d’uniques enchaînements de mémoire», et qu’il m’a fallu quelques dizaines de pages pour m’ajuster à une pensée qui s’abreuve à des sources nombreuses et disparates et pour laquelle les références restent toujours allusives. Pour comprendre, finalement, que j’avais affaire à une pensée en pleine possession de ses moyens, à hauteur de langage, où chaque mot et chaque repli syntaxique portent à conséquence sémantique, que j’avais affaire à un essai dans le sens fort du terme, à une écriture qui invoque plus qu’elle ne cite et qui a les moyens de ses fins.
Robert Saletti, Le Devoir


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