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Elena Botchorichvili

Elena Botchorichvili

Elena Botchorichvili est née en Géorgie et vit à Montréal.

Elle a exercé le métier de journaliste dès l’âge de 13 ans, ayant choisi le journalisme sportif pour ne pas devoir écrire sur la politique dans un pays dominé par le communisme. Elle est ainsi devenue le premier journaliste soviétique à s’intéresser au baseball, et la première femme soviétique à représenter à l’étranger un grand quotidien sportif de l'époque, Sovietski Sport.

Elle a initié un nouveau genre littéraire, le « roman sténographique », en écrivant en phrases très courtes, pleines de subtilité et d’humour noir. « Il y a un rythme qui m’habite et qui a sa propre vie, je ne fais que mettre des mots dedans », a-t-elle expliqué dans une entrevue pour un magazine tchèque.

Elle est l’auteur de six romans, dont cinq publiés aux Éditions du Boréal et, en plus du français, ses romans sont traduits en italien, en roumain, en géorgien, en portugais et en tchèque. Dans sa version originale, son œuvre est publiée à Moscou, par la prestigieuse maison Corpus.

Presse


À propos de Sovki

De façon télégraphique, sans les fioritures de descriptions interminables, elle capte l’âme de drôles de personnages, femmes et hommes, plongés dans cet enfer stalinien.
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En de courtes phrases, avec des mots précis, l’auteure décrit cette étrange atmosphère tragique. Sans jamais tomber dans le pathos, à la façon théâtrale, elle met en scène des personnages marquants qui se débattent dans les fils d’une trame tragicomique.
Sovki est le quatrième roman de cette jeune écrivaine visiblement marquée par son enfance à Tbilissi en Géorgie. Dans une langue impeccable, elle en fait un court métrage où les images ressemblent à ces flashes que laissent parfois les souvenirs vécus ou partagés.
Manon Guilbert, Le Journal de Montréal


Le style de l’auteure montréalaise Elena Botchorichvili est très particulier et personnel. La jeune femme écrit de courtes œuvres très poétiques et riches, tant au niveau de la langue que du sens. Son quatrième roman, Sovki, ne fait pas exception.
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L’écriture d’Elena Botchorichvili est rafraîchissante et tout en finesse. Les phrases courtes, les répétitions et les descriptions ajoutent au sens, mais apportent aussi un coté très visuel. Parfois, des éléments à l’apparence anodine semblent posséder une signification en soi ou même un côté fantastique. Comme des symboles cachés. Le réalisme côtoie alors le merveilleux.
Isabelle Lacroix, L’Acadie Nouvelle


À propos de Faïna

Tout comme dans son premier ouvrage, Le Tiroir au papillon (Boréal, 1999), elle parvient, en une centaine de pages, à tisser un complexe mais lumineux tableau qui forme, à l’arrivée, une véritable saga familiale hautement picaresque courant sur trois générations.
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Grâce à une construction formelle toute en ellipses, en rebondissements temporels, faite de phrases courtes et incisives, passant d’une protagoniste à l’autre, mordant dans la vie comme dans son absurdité, Botchorichvili crée un monde imagé dans lequel évoluent des personnages que l’on saisit d’emblée, malgré une grande économie dans les descriptions psychologiques.
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Sans didactisme, sans se lancer dans de virulentes charges, en privilégiant un humour devenant caustique devant le non sens décrit, l’auteure rappelle qu’en Géorgie, la pensée fut placée en parenthèse et l’attentisme érigé en mode de vie dès les premiers jours de 1917.
Pierre Thibeault, Ici


À propos de Le Tiroir au papillon

Plaisir de langue et plaisir d’intelligence font bon ménage, également, dans le petit roman d’Élena Botchorichvili, Le Tiroir au papillon. «Ce matin-là, Père avait décrit sa propre mort à Fils. En phrases courtes, pas un mot de trop. Fils l’avait écouté, le sourire aux lèvres, la tête renversée en arrière. Bien sûr, il n’y croyait pas.» Sur ces petites phrases, calibrées comme un outil de précision, la romancière va nous entraîner dans une saga familiale qui se déroule, mine de rien, de 1921  jusqu’au début des années 90. Nous sommes en Géorgie. On nous apprend que l’auteur fut, dans son pays natal, chroniqueuse sportive, et qu’elle vit depuis quelques années à Montréal. Mais il ne reste rien de la prose sportive dans ce récit brillant, émouvant, où, par la grâce du style (la traduction est superbe), les plus lourds événements de l’histoire acquièrent la légèreté d’un conte de fées.
Gilles Marcotte, L’Actualité


À travers l’histoire d’une famille de sa Géorgie natale, l’ancienne journaliste sportive esquisse un tableau de l’ex-Union soviétique, contrée en ruines mais encore hantée par les spectres des Kroutchev, Brejnev, Gorbatchev et Staline. Un récit tout en demi-teintes avec ça et là des fulgurances et des étincelles où l’ironie fine, amère et mordante pointe de son cri perçant, traverse ce singulier récit avec mesure et précision et ça nous chatouille, ça nous intrigue, ça nous titille comme une caresse, un emballement, une passion palpitante et irraisonnée. J’aime.
Le Libraire, mars 1999


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