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Yvon Rivard

Yvon Rivard

Né au Québec en 1945. Études aux universités McGill, La Sorbonne, et Aix-en –Provence. Professeur à l’université du Vermont de 1971-1973 et à l’université McGill de 1973-2008. Membre de la revue Liberté de 1976 à 1995, chroniqueur littéraire à Radio-Canada de 1978 à 1988, conseiller littéraire et  cinématographique depuis 1986. Scénariste ( Blanche est la nuit , L’enfant sur le lac , La vie fantôme), essayiste (L’imaginaire et le quotidien,1978 ; Le bout cassé de tous les chemins,1993; Personne n’est une île,2006; Une idée simple,2010; Aimer, enseigner, 2012),  et romancier  ( Mort et naissance de Christophe Ulric,1976; L’ombre et le double,1979 ; Les silences du corbeau,1986; Le milieu du jour,1995; Le siècle de Jeanne,2005), il collabore  régulièrement à diverses revues littéraires .

Presse


Sur l'ensemble de l'oeuvre

« Deux livres, un roman et un essai, Le siècle de Jeanne et Personne n’est une île, nous montrent qu’Yvon Rivard est arrivé pour de bon à sa première personne, que ce « je » livré à toutes les intempéries a trouvé l’asile non pas d’une paix, ce serait trop, mal dire, la prose chez lui ne saurait jamais être qu’instable, inquiète, sans satisfaction définitive, mais d’un espace où la conscience individuelle cesse d’être une clôture, le monde d’être un obstacle. Je mets, ici, le roman et l’essai à égalité […] Ne nous faisons pas d’illusions, Yvon Rivard n’a pas trouvé la pierre philosophale qui lui permettrait de confondre sans esprit de retour le sujet et le monde, puisque le premier est promis à la mort et que le monde s’imagine immortel. Mais le sujet, le « je » s’est agrandi, ou plutôt dilaté à la mesure d’un monde, s’est fait monde ».

Gilles Marcotte,
Contre-jour


« On pénètre dans le monde d’Yvon Rivard comme par enchantement. C’est un peu comme s’il nous faisait manger le biscuit d’Alice au pays des merveilles, qu’il nous rapetissait et nous faisait entrer avec lui dans un univers où tous les détails et tous les moments, les éclats de lumières, les sons, les souvenirs, la rêverie, surtout qui est très importante pour lui, nous sauvaient complètement de cette espèce de linéarité dans laquelle on vit – naissance, adolescence, vieillissement, mort, etc. – tout ce qui accable tout le monde et la société dans laquelle on vit. Tout à coup, on prend une espèce de petit sentier dévié et on découvre qu’il y a des merveilles, des stupeurs, des surprises, dans un univers qu’on aurait pu ne pas voir parce qu’on filait tout droit sur le chemin (soi-disant) principal ».

Robert Lalonde,
Le Devoir


« Yvon Rivard est l’un et l’autre, philosophe et artiste. Entre les deux, la partie est incertaine, car, même là, la versatilité de l’auteur produit ses effets, tendant soit vers la réflexion, soit vers la fiction. Je n’arrive pas à démêler clairement cette problématique. Il demeure que cet homme est quelqu’un d’entier et ce n’est pas un hasard si littérature et méditation se trouvent à représenter ensemble, en lui, une seule conscience, globale, l’une des plus exigeantes de notre littérature, serais-je tenté de dire. […] Cet écrivain n’est pas un entrepreneur littéraire, mais un homme qui porte en lui un long et incertain destin spirituel. Il est aussi patient que notre humanité. Son œuvre est une recherche. Une recherche de sens et une quête de destinée ».

Pierre Vadeboncoeur,
Contre-jour


À propos de Mort et naissance de Christophe Ulric

« Il n’existe guère en littérature québécoise de tradition à laquelle rattacher ce roman dont la thématique et l’écriture ont quelque chose de radicalement neuf […] Yvon Rivard, avec ce premier roman, rejoint les meilleurs de nos romanciers, ce qui aura notamment pour heureux effet d’apporter là un peu de sang neuf ».

François Ricard, Liberté

« Ce premier roman d’Yvon Rivard n’est si neuf et si différent dans la production contemporaine que parce que son inspiration, son art, la conscience de ses personnages, son imaginaire, son style, son illumination intérieure et le sens éminent qu’il prête à l’exigence de choisir, le distinguent de notre société crapuleuse. Un astre ».
Pierre Vadeboncoeur, Les deux royaumes

« Ce roman annonce vraisemblablement un grand écrivain ».
Conrad Bernier, La Presse


« Il y a là la matière d’une très grande œuvre […] L’écriture de ce livre a, il faut le dire, quelque chose d’éblouissant ».

Réjean Beaudoin, Le livre d’ici

« Ce qui ressort au premier chef de Mort et naissance de Christophe Ulric est un don d’écriture évident ».

Jean Basile, Le Devoir



À propos de L’ombre et le double


« Voici un livre, un vrai, plus que méritant et susceptible d’honorer quiconque lui accorderait les plus grands honneurs ».
Jacques Brault, Spirale


« On lit L’ombre et le double avec une surprise grandissante […] Yvon Rivard écrit avec une admirable économie et une maîtrise totale du dialogue, du monologue et du récit […] Cet itinéraire ne pouvait aboutir qu’à l’éblouissement ineffable du silence; les meilleurs écrivains, et Yvon Rivard avec eux, le savent ».

Pierre Enckell, Les nouvelles littéraires


« Un des aspects les plus neufs du livre d’Yvon Rivard est le ressourcement formel du roman dans l’essai. Il y a là quelque chose de très neuf aussi bien par rapport au roman qu’il est convenu d’appeler traditionnel que par rapport au « nouveau roman » […] Ce livre est une nourriture pour l’esprit ».

Robert Melançon, Le Devoir


« Comment parler de ce livre sans trahir la profondeur et l’originalité d’une écriture qu’on ne saurait rattacher à un courant littéraire d’ici ? Comment rendre compte d’un des plus beaux romans jamais écrits au Québec ? Il n’y a aucun doute, Yvon Rivard a réalisé avec L’ombre et le double l’ambition des plus grands écrivains : recréer le monde avec des mots pour mieux l’interroger ».

Marie-Andrée Hamel, Le Livre d’ici


À propos de
Les silences du corbeau


« Les silences du corbeau est un roman d’une richesse inouïe qui, même à la relecture, ne se dévoile pas facilement. C’est une œuvre de maturation […] qui permet à Yvon Rivard […] de s’affirmer comme un des plus grands écrivains de sa génération ».
Stéphane Lépine, Le Devoir


« Yvon Rivard est pourri de talent […] Son parti pris, c’est l’intelligence. […] On a le narrateur à l’œil, on regarde où il met les pieds, dans les plats le plus souvent, on se moque de lui et de soi, on a envie de recommencer, parce qu’on sait que tous les pièges de cette prose ne sont pas épuisés, qu’il s’y trouve encore mille petits bonheurs cachés ».
Réginald Martel, La Presse

« Un excellent roman, vraiment, dont l’apparente légèreté est une forme de politesse spirituelle ».

Gilles Marcotte, L’actualité


« L’écriture d’Yvon Rivard est claire, lumineuse même : il faut lire ces admirables pages où le narrateur regarde et décrit la mer – et pourtant rien ici n’est jamais donné, rien n’est immédiatement traduisible. Le sens dérape sans cesse et rend difficile toute lecture réductrice. L’ambiguïté participe de la première à la dernière ligne, de la trame sémantique du texte. « Le lecteur se contentera, une fois de plus, de sa chambre noire ».
Jean-François Chassay, Spirale

À propos de
Le bout cassé de tous les chemins

« Chez Rivard, la tension est extrême entre le poids des mots et celui des choses, et dans cette tension s’élabore une sensibilité littéraire de premier plan ».
Robert Saletti, Le Devoir


« Cette pensée, de haut niveau, nous entraîne avec elle, nous impose sa rigueur, affûte nos perceptions, aiguise notre appétit d’intelligence. […] Ces découvertes littéraires, les grands textes qui accompagnent toute leur vie les littérateurs, il nous les rend presque nécessaires ».
Blanche Beaulieu, Nuit blanche


« Le jury a été sensible à cette voix personnelle – et, pourquoi ne pas l’avouer, séduit par elle – qui emprunte des chemins peu fréquentés, ceux du poète plus que du théoricien, pour interroger des positions établies, pister l’ailleurs, dans le déplacement de l’écriture à la lecture, et vice versa. Le jury a, en outre, apprécié l’utile mise en perspective des questions et des textes québécois que constitue l’essai : dans l’espace hétérogène de la lecture de Rivard, ils ne sont guère moins étrangers ni plus familiers que les textes américains, russes, allemands, français, espagnols, japonais, etc., auxquels ils sont mêlés ».
Pierre L’Hérault
Président du jury
(Prix Gabrielle-Roy)



À propos de
Le Milieu du jour

« Plus il s’efforce de récuser la virtuosité, plus Rivard affine la forme de son récit, dont la complexité et la lisibilité touchent aux sommets de l’art narratif ».

Réjean Beaudoin, Liberté

« Même si l’on ne considère que la vérité et la luminosité avec lesquelles Rivard transpose une quête en passion et en fuite, en volonté de vivre et d’aimer, Le milieu du jour est un roman à lire absolument ».

Patrick Bergeron, Québec français

« Sous des dehors assez légers, avec sa plume alerte et son ironie douce, l’auteur du Bout cassé de tous les chemins se situe plutôt dans le sillage d’André Major (La vie provisoire) pour dire notre plus profond discours. Avec de tels romans, qui, à certains égards, rappellent l’interrogation des années 50, on pourrait croire qu’un tournant s’annonce ».

Jacques Allard, Le Devoir


« À plus d’un égard, Le milieu du jour rappelle L’ombre et le double qui contenait déjà cette idée que le temps est « frontière de l’espace » et que l’écriture transforme en image ce qui appartient à la durée. Mais ce qui était, dans le deuxième roman d’Yvon Rivard, interrogation devient ici réalisation. À travers la vie au fond toute simple du héros – aimer, écrire, enseigner, se rendre ailleurs, regarder vivre ceux qui lui sont chers –, se déploie une géométrie savante ».

Isabelle Daunais, Spirale


À propos de Le siècle de Jeanne

« Dès les premières pages, j’étais épouvanté. C’était tellement formidable que je me suis dit que jamais il ne pourrait tenir ça sur 300 pages. Et ça marche. Jamais dans ce livre-là, pas une seconde, on ne ressent de l’ennui. C’est vraiment de la grande littérature ».

Robert Lalonde, La Presse


« Un roman qui chante (et qui pleure) la femme […] Un roman lucide, poétique, incontournable ».

Julie Sergent, Lettres québécoises


« Tout, absolument tout est à fleur de peau dans ce roman. C’est lyrique, tragique. Et vrai ».

Danielle Laurin, Le Soleil


« Le Siècle de Jeanne est un roman lumineux et accessible, il est l’aboutissement de toute une démarche d’écriture. Un roman philosophique, un regard porté sur la littérature, une œuvre de sérénité qui ne nie pas le malheur ».

Monique Larue
Présidente du Jury
(Prix de la ville de Montréal)


À propos de Personne n'est une île

« Une écriture fluide, naturelle, lumineuse, aussi vivante que la parole […]. Ce qui fait le charme unique de l’écriture d’Yvon Rivard, c’est qu’il rapproche ainsi des lecteurs experts et profanes, des auteurs et des quidams ».

Michel Biron, Le Devoir


« Pour les lecteurs qui vont à la littérature pour autre chose que le divertissement de quelques heures, un livre essentiel ».
Gilles Marcotte, L’actualité


« Un lumineux recueil d’essais. Indispensable ».
Christian Desmeules, Le devoir


« Un tel souci de l’autre – dont le titre de l’ouvrage se fait l’écho – porte en lui le germe d’une recréation du monde, promesse d’ores et déjà tenue par l’écrivain ».
Éric Paquin, Voir


« En plus d’être un romancier hors pair, Yvon Rivard compte parmi les essayistes les plus talentueux du Québec. Dans Personne n’est une île, on retrouve cette prose généreuse qui s’interroge sur les réalités les plus “pauvres ” de l’existence ».

David Cantin, Le Soleil

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