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J’ai oublié ce que c’était, d’avoir toute une maison pour soi. J’ai oublié beaucoup de choses. Le temps qui passe, l’heure qu’il est, des paysages entiers que j’absorbe et que j’efface aussitôt.

J’ai oublié cette maison. Le geste lourd d’une pelle mécanique vers la cheminée de briques.

Les fondations ouvertes et exposées aux intempéries ; on n’a plus rien à faire du béton qui s’effrite, des poutres qui pourrissent.

L’Abitibi est trop belle et trop dure.

Cinq cent vingt-neuf kilomètres séparent Val-d’Or de Montréal. Maude ne compte plus les allers-retours au volant de la Tercel turquoise que lui a donnée Francis. L’Abitibi, c’est la bille d’or qu’il faut extraire de la scorie. Montréal, c’est le grain du bois qu’il faut apprivoiser.

Dans ce premier roman extraordinairement maîtrisé, Virginie Blanchette-Doucet montre comment les frontières de nos vies se redessinent sans cesse à notre insu.

Autres informations

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Parution : 23 août 2016, 164 pages
ISBN-13 : 9782764624418
Code barre : 9782764624418

19.95 $   /   15.50€

Ce que la presse en dit

« Une écriture à la fois douce et forte. J'ai beaucoup aimé ce premier opus de Virginie Blanchette-Doucet. »
Line Boily, Y'a pas deux matins pareils

« Dans ce premier roman extraordinairement maîtrisé, Virginie Blanchette-Doucet montre comment les frontières de nos vies se redessinent sans cesse à notre insu. » Le Fil rouge

« Le roman est composé d'une succession de courts textes qui nous transportent de Val-d'Or à Montréal, à Val-d'Or, à Montréal... de façon souvent désordonnée, toujours très syncopée.(...) C'est très visuel et même, plus généralement, très sensuel. Quelle écriture! »
Clément Laberge, Jeux de mots et d'images

« C'est bien écrit, on sent qu'il y a une voix d'écrivaine, qu'elle a des choses à dire et qu'elle le fait très très bien. Un très bon début de carrière pour Virginie Blanchette-Doucet. »
Anne Michaud, Radio-Canada Première

« Voici aussi une auteure qui nage dans les eaux de l'écriture intimiste. Qui traduit d'immenses émotions sans pourtant en dire trop. Qui dit toutefois les silences. »
Natalia Wysocka, Journal Métro

« En une alternance de chapitres très courts, Virginie Blanchette-Doucet explore dans son premier roman le déchirement singulier de l'exil. »
Christian Desmeules, Le Devoir

« Une plume très poétique, très douce, mais il y a quelque chose de puissant dans ce qu'elle nous écrit. Un roman de la quête de soi. Un sujet qui semble convenu mais qu'elle a réussi à renouveler. C'est beau, c'est bien écrit. Un très, très beau roman. »
Mélanie Langlois, Bon pied, bonne heure

« Il y a une sensualité dans ce roman. [...] Un livre que je vous conseille fortement. C'est très doux, très bien écrit. »
Catherine Brunet, Les herbes folles, CIMS 89,5 FM

« Chaque mot est choisi, chaque phrase a sa place, les images qu'elle nous transmet par son écriture sont magnifiques. C'est un roman qui fait réfléchir, c'est un roman qu'on peut lire une fois, deux fois, trois fois, pour en saisir toutes les subtilités, parce que c'est vraiment un roman riche. »
Mylène Lavoie, PauseLecture

« Ce roman charnel, qui explore le monde du travail manuel, est aussi un roman du territoire qui fait entendre la poésie de l'Abitibi, terre proche de la pureté originelle mais salie et meurtrie par l'activité humaine. »
Sylvain Ménard, 98,5 FM

« Un roman terrible parce qu'il nous pousse dans un exil intérieur où le langage n'arrive jamais à briser les carapaces. »
Yvon Paré, Littérature du Québec

« Un portrait impressionniste qui laisse toute la place aux non-dits et au mouvement des mots. Les gestes parlent pour les personnages, qui sont empêtrés dans leurs silences. Il y a dans ce roman une belle mélancolie, à laquelle se greffe Val-d’Or, la ville amante tantôt aimée, tantôt haïe ; la ville amante qu’on abandonne avant qu’elle ne dépossède entièrement ce qu’il reste de soi. Elle (Virginie Blanchette-Doucet) représente sans contredit la relève littéraire du Québec par la qualité de son écriture en symbiose avec sa génération : hors cadre, créative et en continuelle impulsion.» Michelle Bourque & Nancy McGee, L’Indice bohémien

« Un roman très intimiste, très visuel. Un premier roman qui a beaucoup de souffle, très maîtrisé. Un très, très beau premier roman.» Marie-Élaine Métivier, CKIA FM

«
La romancière, dont la prose cursive et le verbe discipliné expriment l’essentiel, procède plutôt par une accumulation de figures, du vide et de l’effacement, pour parvenir à cette poétique de la ruine qui à elle seule dit l’émotion de la narratrice. Les fondations nues, les poutres enchevêtrées qui pourrissent sur le béton, le «désert gris» et le «gravier stérile» qui l’entourent font dorénavant partie de son paysage intérieur. » David Laporte, Spirale

« Des chapitres brefs et des phrases courtes font que ce premier roman pourrait être lu d'un trait, mais ce serait dommage, car le souffle poétique qui l'anime, lui, est long. » Betty Achard, Le Bel Âge

« Le livre est excellent. Un roman de grande liberté et de grande sobriété. Des espaces de silence en paroles : c’est fort. » Mario Bard, Radio VM

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