Traduit en France dans les années 1960, ce roman intimiste de Jack Kerouac – le plus douloureux, le plus sacré – n’avait pas pour le lecteur d’ici de saveur, de cadence, de musique franco-américaines. Maxime Catellier s’est attelé à la tâche de les trouver dans l’écriture de l’écrivain de la Beat Generation. Sa traduction est la traduction d’une traduction car, comme il l’écrit, « Visions de Gérard n’est pas un livre écrit en anglais et parsemé de bribes de joual. C’est un livre dont les images, le souffle, l’ambiance, les odeurs sont franco-américains ». Sa traduction « enquébécoisée » retrouve la rugosité de cette langue « déracinée, à la recherche d’elle-même », qui résonnait depuis l’enfance dans la tête de l’écrivain lorsqu’à trente-quatre ans il décrivit en dix jours, la nuit sur une table de cuisine, l’agonie de son frère de neuf ans quand lui en avait quatre.
Disponible au Canada seulement